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15/05/2020
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Récapitulatif de la journée du 14 mai 2020

 

JEROME POWELL VOIT LE VERRE A MOITIÉ VIDE

Alors que l’annonce vendredi dernier d’une hausse historique du chômage aux Etats-Unis n’avait pas inquiété les marchés outre mesure, le discours pour le moins pessimiste du président de la Federal Reserve a suscité l’inquiétude des investisseurs. Pour rappel, la dégradation des chiffres macro-économiques n’avait pas provoqué de panique dans les salles de marché justement parce les intervenants savaient que la Fed apporterait son soutien à l’économie en cas de besoin… Jerome Powell « himself » a annoncé que les dégâts de la crise seront durables, qu’un scénario de reprise en « V » (comprendre un redémarrage aussi rapide que l’a été la mise à l’arrêt de l’activité économique) est peu probable ET qu’il réfute l’idée de taux directeurs négatifs en guise de soutien aux marchés. Si la réaction des marchés fut négative, cela augmente aussi la probabilité d’une intensification des rachats d’actifs…

Donald Trump, l’autre président que les investisseurs écoutent, a pour sa part exprimé son désaccord concernant la décision de ne pas baisser les taux directeurs, tout en apportant son soutien à Jerome Powell, déclarant que la qualité de son travail s’était améliorée… Nul doute que le président-candidat caresse le président de la Fed dans le sens du poil, tant Trump aura besoin que ce dernier agisse en faveur d’une relance économique forte… de préférence avant le mois de novembre !

"RECOVERY FUND"

Le plan de relance au nom de blockbuster américain va-t-il voir enfin le jour ? La Commission Européenne serait en effet sur le point de livrer ses premières conclusions sur ce plan cette semaine. Il n’aura pas échappé au lecteur assidu que de profondes divergences opposent les grandes économies de la zone. Les prévisions de croissance du PIB, publiées il y a peu, témoignent cependant un peu plus de la nécessité que le « Recovery Fund » sorte un jour. Selon le commissaire européen à l’économie Paolo Gentiloni, ces mêmes divergences constituent « une menace pour le marché unique et la zone Euro ». Les observateurs sont clairement impatients de mesurer l’ampleur du plan et de ses modalités ! Comme nous avons pu l’évoquer maintes fois dans cette Newsletter quotidienne la solidarité européenne est mise à rude épreuve, et a bénéficié d’un soutient inattendue en la personne d’Angela Merkel. Pendant ce temps, la présidente de la Commission Européenne serait en train d’analyser en détail le jugement de plus de cent pages de Karlsruhe… et envisagerait surtout de possibles recours pouvant aller jusqu’à une procédure pour infraction aux traités européens !

SANOFI ACCUSÉ DE FAVORISER LES ETATS-UNIS POUR ACCÈS AU VACCIN CONTRE LE COVID-19

Avant toute chose, il convient d’être clair : le vaccin dont il est ici question n’existe pas encore. Le groupe pharmaceutique Sanofi, qui a bénéficié d’aides américaines dans le cadre d’un programme de recherche contre le Coronavirus, a donc annoncé par la voix de son PDG Paul Hudson que les USA seraient parmi les premiers bénéficiaires dans le cas où ils arriveraient à mettre au point un vaccin. Les réactions, en particulier françaises, n’ont pas manqué de suivre, rappelant qu’il était inacceptable qu’un pays soit servi avant les autres… La réponse de Sanofi reste pragmatique : les Etats-Unis ont bel et bien financé un programme de recherche répondant à la crise sanitaire… dès le mois de février ! A cette époque, la France n’avait pourtant pas mis la main à la poche… Paul Hudson a donc résumé la situation : les Américains ont pris le risque de financer ce programme (qui pourrait ne pas aboutir) et ont mis à disposition des financements et des moyens de production sur le sol américain. Il lui paraît donc logique qu’en cas de succès, la production du vaccin soit destinée en priorité aux Américains, n’en déplaise aux polémistes qui souhaitent que le vaccin soit extrait des lois du marché…

LE POINT COVID-19 DU JOUR

Les Etats-Unis approchent le cap des 1,4 millions de contaminés sur leur territoire, tandis que le Royaume-Uni s’est hissé à la troisième place des pays les plus touchés par le Covid-19 en nombre de contaminés devant l’Espagne, la Russie restant en deuxième position. En France, le nombre de nouveau cas quotidiens reste stable depuis le début du déconfinement, mais les autorités restent prudentes, car les symptômes du virus ne se déclarent généralement qu’une semaine après avoir infecté le porteur.

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