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11/09/2020
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Récapitulatif de la journée du 10 septembre 2020


JOE BIDEN CHASSE SUR LE TERRAIN DE DONALD TRUMP

Comme évoqué dans la précédente newsletter, les dernières semaines ont clairement donné lieu à une diminution sensible de l’avance de Joe Biden contre le président-candidat. Challengé sur sa crédibilité économique, il est donc intéressant de constater que le candidat démocrate a récemment adopté une posture protectionniste que son adversaire n’aurait pas renié. Joe Biden propose en effet l’instauration d’une surtaxe de 10% pour les profits réalisés par les entreprises américaines sur des produits manufacturés à l’étranger et vendus sur le territoire américain ! « Last but not least », les sociétés qui seraient par ailleurs incitées à investir aux Etats-Unis pourraient profiter d’une « Made in America » Tax Credit, soit un crédit d’impôt de 10%. Faut-il lire dans ce virage stratégique des craintes grandissantes quant à la dynamique des sondages ?

Si les médias ont su faire leurs gros titres sur les sondages très favorables au candidat démocrate (près de 7 points d’avance au niveau national), ils occultent souvent le fait que la victoire se joue avant tout dans les Etats clés. En exemple, la Floride, qui serait peut-être en train de basculer… Comme lors de la précédente élection, les résultats du Wisconsin, de la Pennsylvanie et du Michigan s’annoncent cruciaux… A suivre.

LE JEU DANGEREUX DE BORIS JOHNSON

En des temps finalement pas si lointains, le Brexit constituait la préoccupation majeure des opérateurs de marché. Si la thématique ne monopolise plus les premières lignes des éditoriaux financiers, elle n’en reste pas moins un élément majeur sur le marché des changes, où les atermoiements de Boris Johnson ont contribué a renvoyer la Livre Sterling dans les cordes. Alors même que les précédentes négociations avaient permis au Premier ministre britannique d’obtenir des concessions importantes de la part de l’Union Européenne, à la faveur notamment d’une stratégie de communication très agressive, le vent semble tourner… 

En évoquant un retrait de l’accord évoqué précédemment, Boris Johnson a provoqué une baisse de la devise britannique de 2% face à l’Euro depuis le début du mois. Il n’en fallait pas moins pour que le Premier ministre provoque une levée de boucliers de la part des dirigeants européens mais aussi britanniques. 

Aux dernières nouvelles, l’Union Européenne étudierait même la faisabilité d’un recours légal (une saisie de l’organe de règlement des différends de l’OMC serait à l’étude) face à ces menaces de non-respect de l’accord. Les sanctions financières à l’encontre du Royaume-Uni qui ne manqueraient pas d'arriver en cas de succès de la procédure tomberaient mal dans un contexte économique aussi chahuté pour les finances publiques du pays…

L’INSEE MET A JOUR SES DONNEES DE CONJONCTURE

Alors que la crise sanitaire reprend de l’ampleur sur le territoire national, l’INSEE a publié le 08 septembre un bilan provisoire mitigé qui met en relief le fort impact de la crise sur l’économie, mais qui souligne également les éléments positifs. 

Concernant l’activité économique dans son ensemble, la perte d’activité du T3 2020 serait de -5% par rapport à l’an dernier, et l’institut a confirmé sa prévision de recul de 9% du PIB français en 2020. 

Du côté de l’emploi, le chiffre de 715 000 destructions pour le seul premier semestre 2020 peut inquiéter, dans la mesure où de fortes mesures de préservation de l’emploi avaient été implémentées dès le début du confinement. 

Tout n’est cependant pas tout noir, aussi le rapport fait état d’une hausse de 3% de la consommation des ménages sur les biens manufacturiers durant le mois d’août par rapport au même mois de l’année précédente. La fréquentation des commerces de détail et des lieux récréatifs a également repris du poil de la bête puisqu’elle se situait cet été presque sur les mêmes niveaux qu’en début d’année avant le confinement.

LE POINT COVID-19 DU JOUR

La situation sanitaire reste préoccupante dans le monde, en particulier en Inde (2ème pays le plus touché derrière les Etats-Unis avec 4,47 millions de cas déclarés) où le nombre de nouveaux cas détectés quotidiennement frôle le cap de 100 000 personnes ! Le taux de létalité du virus dans ce pays reste cependant un des plus faibles au monde. La propagation du virus ralentit progressivement aux USA et au Brésil et semble par ailleurs se stabiliser au niveau mondial sur les derniers jours.

Dans ce contexte, la course au vaccin continue à une vitesse effrénée, mais le respect des normes éthiques reste une priorité. A ce titre, le laboratoire AstraZeneca, qui menait des essais de phase 3 pour un de ces vaccins potentiels, a suspendu sa campagne après qu’un des volontaires est tombé malade. Si cette nouvelle a pénalisé l’action du groupe pharmaceutique lors de sa parution, elle a cependant… favorisé l’ensemble des acteurs de la recherche de vaccin. Les actions Moderna (+4%), Novavax (+6%) ou encore BioNtech (+3.1%) ont bénéficié des arbitrages des investisseurs le même jour, comme un témoin de l’optimisme des investisseurs sur la capacité de l’industrie pharmaceutique à parvenir rapidement au vaccin attendu comme le messie.