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20/11/2020
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Récapitulatif de la journée du 19 novembre 2020

L’INSEE AFFINE SES PRÉVISIONS...ET ATTEND LE VACCIN !

Dans le contexte actuel, chaque mise à jour du point de conjoncture de l’INSEE est un peu plus décortiquée par les observateurs… La dernière n’a pas dérogé à la règle ! Dans sa dernière analyse, l’institution a mis en exergue le changement de temporalité de la crise que la 2ème vague de Coronavirus a engendré. Sans surprise, une nouvelle contraction du PIB au T4 est venue remplacer les espoirs de poursuite de reprise. Mais a également amené l’institution à revoir à la baisse ses anticipations de rebond sur le premier semestre 2021. Il est par ailleurs intéressant de noter que les distinctions par rapport au 1er confinement (et ses effets de bord) sont légion. Ainsi, la construction et l’industrie subissent des pertes d’activité bien plus limitées. L’industrie automobile, qui avait vu son activité se contracter de près de 50% pendant le premier confinement est désormais proche de la moyenne de l’industrie globale selon CPR AM. L’activité s’est située au moins de novembre 13% en dessous de son niveau normal… Alors que la différence était de 30% en avril.
 
L’institution retient trois scénarios pour le mois de décembre, le plus optimiste tablant sur un arrêt du confinement dès la fin du mois de novembre. Dans le pire des scénarios (confinement prolongé d’un mois) à vérifier, la contraction du PIB serait de -6% et -2.5% dans le meilleur des cas. Des données bien moins sinistrées que ce que nous avons pu connaitre en début d’année. La contraction annuelle du PIB pourrait selon les différentes hypothèses retenues atteindre 9% à 10%. Vivement 2021 !

ETATS-UNIS, ENTRE ATTENTE DES VACCINS ET RESTRICTIONS SANITAIRES

Les observateurs ont cette semaine continué de se nourrir de cette touche d’espoir apportée par Pfizer et Moderna. A plus court terme, les nouvelles restent pour autant maussades sur le front épidémique outre-Atlantique. La ville de New York s’est ainsi résolue à suivre la dynamique européenne de restriction, en fermant notamment toutes les écoles.

Plus globalement, le reconfinement américain menace la croissance économique au T4 2020. Les salles de marché se retrouvent depuis hier tiraillées entre ces deux sentiments contraires de crainte de rechute à court terme et d’espoirs de retour à la normale à moyen terme. Bien sûr, la disponibilité prochaine (dans les semaines qui arrivent) du vaccin reste un fort soutien, et une reprise d’activité dans un futur proche le scénario privilégié. Le rapport de force semble donc toujours pencher de ce côté dans l’esprit des investisseurs. Seulement, après avoir racheté sans distinctions tous les titres considérés comme les victimes du Covid-19, ceux-ci semblent sur les dernières séances revenir à plus de sélectivité. Exit les titres les plus risqués comme les pétrolières ou les croisiéristes sur la séance américaine du 18 novembre. Cependant le secteur automobile a surperformé, signe d’une confiance tout de même retrouvé dans la reprise d’activité future. A suivre…

LA POLOGNE ET LA HONGRIE AU COEUR DES DÉBATS EUROPÉENS

La construction européenne, qui sortait renforcée en ces temps de crise grâce à une intégration plus poussée, se heurte de nouveau à certaines embuches. La Hongrie et la Pologne refusent que les aides européennes liées à la crise du Covid-19 soient conditionnées au respect de l’Etat de droit, et ont ainsi décidé de bloquer l’ensemble du processus. L’enjeu est de taille, car si ce blocage concerne le plan de 750 milliards d’euros destiné à aider l’Europe à se relever de la crise sanitaire et économique, il retarde aussi le budget 2021-2027 de 1 090 milliards d’euros qui doit être voté à l’unanimité ! En cas de désaccord concernant le budget, ce sera le précédent budget en vigueur qui sera reconduit sur une base mensuelle. Le plan d’aide quant à lui pourrait être modifié et s’inspirer du mécanisme du MES qui permettrait d’exclure la Hongrie et la Pologne du programme. Une telle mesure devrait faire avancer le plan d’aide, mais signerait un recul symbolique très fort concernant l’intégration européenne… Les deux pays concernés étant malgré tout de gros bénéficiaires de ces aides, ils pourraient sans doute accepter certaines concessions symboliques concernant leurs revendications pour mettre fin au blocage.

LE POINT COVID-19

Comme évoqué ci-dessus, c’est désormais vers les Etats-Unis que se tournent les projecteurs tant la progression du Covid-19 continue d’y être fulgurante. Ce sont en effet plus de 160 000 nouveaux cas qui ont été détectés en moyenne chaque jour sur la semaine passée outre-Atlantique, portant à plus de 11,5 millions le nombre de personnes contaminées depuis le début de la crise. Le bilan humain continue quant à lui de s’aggraver et le cap des 250 000 décès a été franchi cette semaine, soit 18,5% des décès liés au virus à travers le monde.

La tendance des nouvelles contaminations continue sa décrue sur le Vieux Continent, où les mesures de restrictions décidées courant octobre commencent à porter sérieusement leurs fruits.