Witam M l'inFO - L'actualité hebdomadaire en 1 clic

21/01/2021
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Récapitulatif de la journée du 21 janvier 2021

 

LES ANALYSTES L'ANTICIPAIENT... L'EMPIRE DU MILIEU L'A FAIT !

Le lecteur assidu de cette chronique hebdomadaire ne sera pas surpris outre mesure par les lignes qui suivent. Oui, la Chine affichera bien une croissance du PIB positive en 2020 ! Un exploit économique retentissant dont aucun pays d’envergure ne peut malheureusement se targuer. Dans le sillage d’un PIB au T4 ressorti au-dessus des attentes (déjà optimistes) des analystes, l’Empire du Milieu affichera donc dans les livres d’Histoire une croissance de 2.3% sur l’année civile ! Une année particulière, où comme le rappelle CPR AM, les Chinois auront considérablement gonflé leurs exportations… par les ventes de produits sanitaires !

Des vêtements de protection aux ventilateurs en passant par les tests au Coronavirus : 224 milliards de masques de protection (soit près de 30 par habitant) auront inondé la planète… pour une valeur stratosphérique de 340 milliards de Yuans (43,2 milliards d’euros). La volonté politique affichée ici ou là de rapatrier une partie de l’industrie sur notre territoire national risque bien de se heurter à la réalité des faits. La Chine n’a que faire de ces considérations et s’apprêterait même, à la faveur de ces résultats économiques, à retirer progressivement les mesures budgétaires exceptionnelles mises en place durant le début de la crise et maintenues ensuite pour nourrir un peu plus la phase de rattrapage. Pour rappel, le pays avait ainsi ciblé sa relance sur les entreprises (baisse de TVA dans les services, report de taxes, aides à l’exportation) davantage que sur les ménages. Selon un membre officiel du gouvernement, ces outils devraient être ajustés « en douceur ». Un temps d’avance dans la normalisation de la politique monétaire et budgétaire qui fait surtout office de gage d’une marge de manœuvre future !

JANET YELLEN DEVANT LE SÉNAT

Comme évoqué en préambule, la Chine fut, et devrait le rester, la locomotive de la reprise économique ! Les Etats-Unis aimeraient bien partager le trajet… et devraient pouvoir compter sur la nomination par le Sénat de Janet Yellen comme Secrétaire d’état au Trésor. L’ancienne présidente de la Fed, reconnue pour sa contribution à la très longue phase d’expansion du cycle économique, devrait axer ses communications futures sur la nécessité de maintenir voire intensifier, une politique budgétaire accommodante ces prochains mois.

Bien sûr, la première étape consistera à mettre en œuvre le plus rapidement possible le plan de relance massif de 1 900 milliards de dollars que le futur locataire de la Maison Blanche a présenté la semaine dernière. Signe de sa posture future, Janet Yellen rappelait encore il y a peu la nécessité d’une « action forte » de l’Etat. Pour rappel, elle avait également fortement contribué à ce que le marché du travail devienne un des indicateurs majeurs suivi par la Réserve Fédérale. La conjoncture actuelle du marché du travail au pays de l’Oncle Sam nous indique un peu plus quelle voie budgétaire Janet Yellen préconisera. Les investisseurs surveilleront également avec attention ses prochaines communications autour des questions de régulations du système bancaire, véritables serpents de mer des dernières années outre-Atlantique, et sur l’augmentation éventuelle de la fiscalité.

PENDANT CE TEMPS, SUR LE VIEUX CONTINENT...

L’accélération de la relance budgétaire se fait toujours attendre ! Les membres de l’Eurogroupe se sont réunis cette semaine. Comme le veut la coutume, les négociations devraient s’étirer en longueur… avant que les observateurs que nous sommes ne puissent prendre connaissance des axes de réformes attendus. Pour rappel, les pays européens ont jusqu’au mois d’avril pour transmettre leurs propositions de plans de relance nationaux. Ensuite, les premiers versements pourraient se matérialiser à partir de la fin du premier semestre. Si tant est que les parlements nationaux valident ces mêmes plans. Un long chemin de croix administratif qui devrait comme souvent amener l’Europe à prendre tardivement le train de la reprise… Il parait pourtant plus qu’urgent pour certains pays de pouvoir bénéficier de ces fonds, tant les pays notamment périphériques sont frappés par la crise et ne disposent d’aucune marge de manœuvre budgétaire. Heureusement, ce marasme politique reste contrebalancé par la rapidité d’exécution et l’efficacité de la BCE. L’institution reste garante de conditions de financements favorables pour les Etats… et a de nouveau fait preuve de réactivité la semaine dernière (crise politique en Italie) en augmentant le volume de ses achats d’actifs hebdomadaires.

LES FAILLITES D'ENTREPRISES FRANÇAISES... AU PLUS BAS !

Signe que les lenteurs européennes ne grèvent pas totalement l’économie du Vieux Continent, les entreprises françaises ayant fait l’objet de procédures collectives (i.e. ayant fait faillite) en 2020 est sorti en baisse de 38% par rapport à 2019 ! Bien évidemment, un tel chiffre s’explique par les mesures d’aides aux entreprises prises tout au long de l’année dans le cadre de la pandémie. Cette politique du « quoi qu’il en coûte » mise en place au printemps a donc permis aux entreprises en difficulté de rester debout malgré les mesures de restrictions, prouvant ainsi la nécessité que ces dernières se poursuivent encore les prochains mois. Une telle politique permettrait une reprise progressive qui limiterait les faillites d’entreprises dites « zombies » (qui ne survivent plus que grâce aux aides), évitant ainsi à leur tour de provoquer d’autres faillites en cascade… A suivre.