Witam M l'inFO - L'actualité hebdomadaire en 1 clic

28/01/2021
Thumbnail [16x6]

Récapitulatif de la journée du 28 janvier 2021

 

LE SOMMET ÉCONOMIQUE DE DAVOS BAT SON PLEIN

Une fois n’est pas coutume, la 51ème édition du Forum Economique Mondial ne se tient pas cette année à Davos, mais bien en ligne, crise sanitaire oblige. Alors que nos dirigeants semblent faire face à certains soucis techniques auxquels nombre de télétravailleurs sont confrontés quotidiennement, les échanges entre participants se passent globalement bien. À cette occasion, les représentants du Fonds Monétaire International se permettent même d’afficher un optimisme prudent concernant les perspectives de croissance sur l’année 2021. L’arrivée des vaccins contre le Covid-19 en fin d’année dernière a d’ores et déjà permis de limiter la baisse de la croissance mondiale du PIB sur 2020 à 3,5%. Pour rappel, ses prévisions du mois d’octobre dernier étaient de -4.4%. De plus, le FMI estime que la croissance mondiale sur 2021 devrait être de 5,5%, en hausse de 0,3 points par rapport à ses dernières estimations. Les vaccins évoqués précédemment n’y sont pas étrangers, mais il a été constaté que les économies s’étaient mieux adaptées que prévu à la crise, avec par exemple un bon ajustement au télétravail. Si de telles informations sont de bonne augure, les disparités entre zones géographiques restent cependant fortes, et les mutations récentes du Coronavirus pourraient également perturber la reprise économique attendue cette année.

La perspective de sortie de crise a également été l’occasion pour la Chine, qui est sortie renforcée d’une année 2020 compliquée, de se poser comme nouveau leader de la mondialisation. Le président Xi Jinping a en effet tenu un discours d’ouverture, appelant à une augmentation des échanges et de la coopération mondiale. Sans directement critiquer les relations tendues entre le Pays du Soleil Levant et les Etats-Unis de l’ère Trump, l’évocation par Xi de menaces, intimidation ou de sanctions est un message clair adressé à Joe Biden : ce dernier, qui entend bien rester ferme avec la Chine, va subir la pression des Chinois qui le mettent en garde contre l’arrivée d’une nouvelle « guerre froide »…

JOE BIDEN FACE À SES PREMIERS DÉFIS

L’actualité du nouveau locataire de la Maison Blanche est à ce titre aussi riche à l’extérieur que sur le plan intérieur… La validation par les élus américains de la mise en œuvre des mesures massives de relance budgétaire pourrait ainsi être effective dans les prochaines semaines. L’enveloppe initiale de 1 900 milliards de dollars pourrait être revue à la baisse à 1 500 milliards de dollars pour les mesures de soutien, et devrait être complétée par un plan de relance dans les infrastructures et le climat. Bien sûr, de telles mesures nourriraient de manière considérable la croissance américaine. Prudente, la Fed ne tient toujours pas compte dans ses prévisions de ces liquidités tant attendues par les investisseurs et attend que le vote soit effectif. La réunion de la banque centrale américaine de cette semaine n’a donc donné lieu à aucune évolution stratégique : l’institution maintient donc pour le moment les montants minimum qu’elle s’était engagée à acheter tous les mois : 80 milliards de dollars d’obligations souveraines et 40 milliards de dollars de titres hypothécaires ! Comme évoqué dans nos précédentes communications, la Fed restera prudente à moyen terme… et une réduction de son intervention sur les marchés ne semble pas à l’ordre du jour. De plus, sa communication continue de laisser penser que la future normalisation ne se fera qu’à un rythme très progressif.  Les investisseurs vont donc continuer de surveiller la dynamique du marché de l’emploi pour anticiper le futur virage monétaire. « Last but not least », une bonne nouvelle s’est cachée au milieu de cette communication prudente de la Fed : celle-ci a retiré de son communiqué les mentions quant aux impacts à long terme de la crise, signe que la banque centrale décèle une meilleure adaptation de l’économie aux mesures de restrictions. La consommation des ménages se déplace bien plus qu’elle ne s’annule. 

LA SITUATION SANITAIRE INQUIÈTE LES MARCHÉS

Il n’aura échappé à personne que les dernières mutations du Covid-19 déclinées sous les versions « britannique », « sud-africaine » ou encore « brésilienne » font beaucoup parler d’elles ces dernières semaines. La question centrale autour de cette actualité est bien sûr de savoir si les vaccins actuellement implémentés à travers le monde sont efficaces ou non face à ces « variants ». Au-delà de cette problématique, les problèmes d’approvisionnement en vaccins ayant pour cause des difficultés de production couplés à des contaminations records ont amené nombre de pays à renforcer l’arsenal des mesures de restrictions sanitaires à travers le monde. Il en résulte donc des craintes de la part des investisseurs concernant la solidité de la reprise économique tant attendue. Ces derniers jours, le sujet a gagné les salles de marchés, provoquant ainsi un repli des indices mondiaux qui reste pour l’instant contenu mais qui a ramené les performances du CAC 40, du S&P 500 et de l’Eurostoxx 50 en territoire négatif sur l’année 2021. Des disparités persistent selon les secteurs ou les zones géographiques, et le calendrier des publications de résultats d’entreprises vient quant à lui apporter son lot de bonnes surprises.

LES RÉSULTATS D'ENTREPRISES SURPRENNENT 

Les publications de résultats d’entreprises au titre du T4 2020 viennent, comme chaque trimestre, avec leur lot de surprises (positives ou négatives). Après une année compliquée pour l’activité économique mondiale, les prévisions des analystes sont logiquement restées prudentes, et les publications finales de nombre de sociétés fait état d’une surprenante résilience de l’activité ! On peut citer par exemple les résultats du groupe Apple qui ont non seulement réussi à battre les attentes des analystes, mais qui signent par la même occasion un record historique de ventes, porté par la transition vers la 5G ! En France, c’est le groupe LMVH qui a battu le consensus hier lors de sa publication, avec un profit net de 4,7 milliards d’euros en 2020, contre 4 milliards attendus par les analystes.