Witam M l'inFO - L'actualité hebdomadaire en 1 clic

07/07/2021
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Récapitulatif de la journée du 20 mai 2021

 

LES DISCUSSIONS S'INTENSIFIENT...?

Les membres du parti républicain à la Chambre des Représentants ont dévoilé hier une contre-proposition au plan d’infrastructure de 2 300 milliards de dollars chère à l’administration Biden. Il y a un mois de ça, la première contre-proposition transmise par les républicains s’apparentait davantage à un début de négociation, tant celle-ci fut éloignée des ambitions du nouveau locataire de la maison blanche : seulement 568 milliards de dollars, et un plan concentré sur la rénovation des routes et des ponts. L’ambition démocrate est tout autre et vise un soutien au logement et aux soins des personnes âgées (400 milliards de dollars) et un soutien à l’industrie manufacturière fragilisée par la crise (300 milliards de dollars). Le plan présenté hier continuait de se concentrer sur les infrastructures routières… et revoyait ses ambitions précédentes à la baisse avec un montant de 400 milliards de dollars seulement ! Autant dire qu’il reste un sacré chemin à parcourir pour rapprocher les positions des partis rivaux… d’autant que les divergences apparaissaient également nombreuses sur les modalités de financement du plan ! Malgré ces profondes divergences, le retour des républicains dans la négociation témoignerait une nouvelle fois du pragmatisme de la classe politique américaine dans son ensemble, notamment sur les sujets économiques (relèvement du plafond de la dette publique, plans de relance budgétaire…).
De son côté, l’administration Biden continue de privilégier la négociation d’un accord bipartisan. Si Joe Biden échouait tout de même dans cette entreprise, la possibilité que nous évoquions dans la newsletter du 4 février 2021, de recourir à une procédure de réconciliation d’ici la fin de l’été reste sur la table. Il est toujours plus aisé de disposer d’un plan B à l’heure de négocier.

QUAND LA CHINE JETTE UN PAVÉ DANS LA MARRE DES CRYPTOMONNAIES ! 

Dans une communication adressée aux institutions financières, la People’s Bank Of China (la banque centrale chinoise) a défrayé la crypto-chronique en indiquant… que l’utilisation des cryptos monnaies comme moyen de paiement était désormais prohibée ! Mais quelle mouche a donc piqué l’institution ? Il est utile de rappeler que la PBOC est déterminée à accélérer le développement du Yuan digital. Surtout, l’ambiance n’est toujours pas propice au partage du pouvoir du côté de l’Empire du Milieu. Le gouvernement chinois a donc sonné la fin de la récréation. Difficile de jouer la surprise de voir les dirigeants chinois privilégier leur propre outil digital… bien plus propice aux contrôles des capitaux chers à Pékin. Bien aidée par cette actualité brûlante, la chute des cryptomonnaies a vu 1000 milliards de dollars de capitalisation s’envoler en une semaine ! Un contexte houleux qui a semble-t-il inspiré l’économiste Jean Pierre Petit. L’occasion pour ce dernier de rappeler ce que le Bitcoin est… ou n’est pas. Le Bitcoin, qui a représenté à son sommet jusqu’à 2% de la capitalisation boursière mondiale reste très sensible aux éléments exogènes tels que la régulation… ou les tweets enflammés d’Elon Musk (et ses virages à 180°) ! Bitcoin et autres cryptos ne sont à l’évidence pas des actifs refuges, contrairement à certaines idées reçues. Les épisodes de forte correction, bien que moins fulgurants que l’actuel, furent légions par le passé. Attractif pour sa technologie optimisant les coûts de transaction et leurs vitesses d’exécution, il attire désormais l’appétit des plus grands. Le POBC sera-t-il le seul à s’attaquer à leurs indépendances ? Rien n’est moins sûr, notamment au regard des dernières déclarations du vice-Président de la BCE à Bloomberg.

LE PAYS DU SOLEIL LEVANT TOUJOURS CONVALESCENT

Si l’heure est à la reprise cyclique de part et d’autre de l’Atlantique, le Japon semble souffrir d’une dynamique plus dégradée. Retard dans la campagne de vaccination, nouvelles hausses des cas de Covid-19… Les perspectives restent moroses à court terme pour le pays. La publication du PIB du 1er trimestre, à -5,1% en rythme annualisé (contre -4,6% estimé par les analystes), est en effet venu confirmer le cercle vicieux engendré par le retour des craintes sanitaires en Asie. Nombre de grandes villes nippones ont en effet été contraintes à la mise en place de nouvelles restrictions depuis la fin de l’hiver. Un contexte évidemment propice à un affaiblissement de la demande domestique qui, à la vue de la publication du PIB évoquée précédemment, n’aura donc pas été compensé par le commerce extérieur comme lors du second semestre 2020. Le pays du Soleil Levant avait à l’époque largement profité des exportations vers la Chine ou même l’Occident. « Last but not least », la pénurie des semis conducteurs dégrade chaque jour un peu plus le commerce extérieur d’un pays dont la production est tournée vers les biens d’équipements. La BoJ (banque centrale du Japon) devrait comme à son habitude rester très active ces prochains mois pour soutenir l’économie !

ON N'A PAS DE PÉTROLE, MAIS ON A DES IDÉES !

Cette fameuse formule employée par Valéry Giscard d’Estaing, qui instaurait en 1976 le changement d’heure en plein choc pétrolier, n’a décidément pas pris une ride ! Nous évoquions début avril les solutions envisagées par certains acteurs français du transport pour prendre le virage de la transition énergétique. Les biocarburants sur lesquels le groupe Total travaille depuis maintenant quelques temps ont été utilisés pour la première fois pour un vol transatlantique par un avion du groupe Air France… qui a relié Paris à Montréal grâce à un improbable mélange de kérosène et d’huile de cuisson recyclée ! Un bon début pour limiter les émissions de CO2 (les biocarburants permettaient de réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre par rapport au kérosène), mais le prix de ces nouveaux combustibles reste à ce jour trop élevé pour leur démocratisation… De nouvelles innovations en la matière restent ainsi attendues de pied ferme !