Witam M l'inFO - L'actualité hebdomadaire en 1 clic

07/07/2021
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Récapitulatif de la journée du 1er juillet 2021

 

UN VENT D'OPTIMISME SOUFFLE EN EUROLAND

A défaut de pouvoir profiter de températures estivales, les agents économiques de la zone euro peuvent se réjouir d’une conjoncture toujours aussi favorablement orientée. La reprise économique du Vieux Continent se confirme en effet un peu plus chaque jour. La publication de l’indice du climat des affaires en juin est ainsi venue corroborer un peu plus ce constat… L’indice surprenant même favorablement les attentes - déjà optimistes - des économistes. L’Hexagone et son économie davantage orientée vers les services est évidemment l’un des pays de la zone profitant à plein régime de cette conjoncture de « réouverture ». Comme un symbole, cette semaine marquait d’ailleurs la dernière étape du déconfinement : les établissements recevant du public vont ainsi bénéficier de la levée des jauges… Attention toutefois à ne pas prendre pour garantie la durabilité de ce regain d’activité : la Chine, qui a pu rouvrir son économie en moyenne 6 mois avant les autres voit désormais sa reprise dessiner un plateau. Comme évoqué dans nos précédentes communications, la situation actuelle s’apparente davantage à une économie d’après-guerre (goulots d’étranglements, pressions sur les prix des matières premières, réorganisation des chaînes de production) qu’à une reprise cyclique classique plus propice au cercle vertueux de l’accélération de la consommation et de l’investissement. Faut-il dès lors craindre pour l’orientation des actifs risqués si les chiffres économiques occidentaux venaient à décevoir les anticipations des analystes au second semestre ? Pas nécessairement... Evidemment, les titres de sociétés privilégiés par les investisseurs pour jouer la réouverture pourraient continuer de subir quelques prises de bénéfices. Une normalisation progressive de l’appareil économique contribuerait en revanche à diminuer les tensions liées aux matières premières… Scénario qui redonnerait de facto une marge de manœuvre appréciable aux banques centrales pour retirer plus progressivement leurs « béquilles » monétaires… A suivre ! 

FAUT-IL S'INQUIÉTER DE LA REPRISE ÉPIDÉMIQUE ?

Comme évoqué en préambule, certaines valeurs cycliques subissent déjà ces dernières semaines des prises de bénéfices… sous l’effet (ou le prétexte ?) d’une reprise épidémique due au variant Delta. Les indices européens sont donc cette fois davantage touchés par les dégagements des opérateurs, car détenant en leur sein davantage de secteurs sensibles au cycle économique (banques, secteurs des loisirs…). Les actions américaines surperforment donc sur la même période en raison d’un biais « croissance » plus marqué. En d’autres termes, ces actifs sont catégorisés de cette manière car susceptibles de faire bénéficier aux investisseurs d’une capacité à délivrer de la croissance bénéficiaire indépendamment du cycle économique. Ils sont donc plus attractifs dans l’esprit des investisseurs lorsque la visibilité se tarit ou que la faiblesse des taux renforce leur attractivité relative. Faut-il s’inquiéter de ce contexte ? Le point suivant est susceptible de répondre à la question. 

QUAND ISRAEL ET LA PERFIDE ALBION RASSURENT LES OBSERVATEURS...

Si la Chine peut, comme évoqué précédemment, faire office d’indicateur avancé quant à la durabilité potentielle du phénomène économique « re-open », il est sur le plan sanitaire intéressant de se tourner vers Israël ! Le pays s’est montré particulièrement efficace à l’heure de se procurer les vaccins. Il fut donc précurseur dans la mise en place de la campagne vaccinale. Quels enseignements pouvons-nous donc tirer de la situation locale ? Le ministère de la Santé est venu confirmer les craintes actuelles : les chiffres récents témoignent bien d’une reprise épidémique, et les personnes vaccinées peuvent attraper les variants et les transmettre. Inquiétant ? Malgré cette reprise, le pays ne subit plus aucune tension hospitalière, signe que la campagne vaccinale produit ses effets en termes de diminution drastique des formes graves du virus. Le constat est peu ou prou le même du côté de l’Angleterre… Pays qui offre lui aussi un signal précurseur du fait de ses semaines d’avance en termes de campagne vaccinale. Malgré une accélération des contaminations depuis la fin mai, les nouveaux cas en soins intensifs (ou même de décès) ne remontent que très peu. Le gouvernement britannique fait tout de même preuve de prudence dans la levée des dernières restrictions sanitaires. Plus globalement, il apparaît clair que la priorité politique, aussi bien en Angleterre qu’en Israël, est de limiter au maximum les décisions susceptibles de gripper la dynamique économique. Derrière ces nouvelles en apparence inquiétantes, se cachent donc finalement plusieurs éléments rassurants pour l’Europe ou les Etats-Unis, qui ont eux aussi sensiblement avancé dans leurs campagnes vaccinales. Pour les pays émergents, la réalité est plus nuancée selon les pays

UNE RÉUNION DÉCISIVE POUR L'OPEP

Tandis que la thématique de la reprise économique a été favorable au rebond du prix des matières premières, les pays de l’OPEP+ doivent se réunir pour décider de la marche à suivre. Alors que certaines craintes liées aux variants du Covid-19 pèsent sur les perspectives économiques, la hausse récente de la demande pose la question du relèvement de la production qui est restée jusqu’ici très en deçà de ses niveaux d’avant-crise. Les pays membres du cartel devront donc choisir entre le maintien de la production à ses niveaux actuels, la mise en place de hausses régulières programmées, ou une augmentation unique des quotas. Le consensus plaide pour une augmentation de la production reflétant la reprise économique, mais avec un décalage dans le temps qui fait perdurer le déficit d’offre, permettant aux cours de l’or noir de maintenir leur dynamique récente.