Witam M l'inFO - L'actualité hebdomadaire en 1 clic

09/12/2021
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Récapitulatif de la semaine 49

 

LES DERNIERS SERONT-ILS LES PREMIERS ?

Qui l’eut cru ? Après un millésime 2020 exceptionnel… et un début d’année 2021 en fanfare, l’Empire du Milieu sera probablement la lanterne rouge boursière de l’année civile… Sous l’effet de cette dynamique défavorable, les marchés émergents sont quant à eux désormais sur un point bas relatif de plus de 20 ans comparé à l’indice privilégié des investisseurs, le S&P500. Signe supplémentaire de ce contexte (ralentissement économique, choc réglementaire, risque immobilier), le MSCI China a effacé toute sa surperformance des deux dernières années si on les compare cette fois aux marchés émergents au sens large. Ajoutons par ailleurs que le poids des émergents dans les encours globaux des portefeuilles internationaux est 60% inférieur aux niveaux de fin 2012 ! La sous-pondération des investisseurs internationaux sur la Chine atteint-elle ses limites ? Celle-ci se retrouve également dans les indices de référence, puisque la pondération des actifs chinois au sein de ces mêmes indices de référence est en totale contradiction avec le poids croissant du pays dans l’économie mondiale. Un ajustement du poids de l’Empire du Milieu au sein de ces indices serait générateur de flux très importants à destination de ce marché. Les investisseurs (avides de potentiels de rattrapage à l’heure d’attaquer une nouvelle année civile) pourraient donc chérir début 2022 ce qu’ils ont tant sanctionné cette année, pour peu que le contexte, notamment complémentaire, évolue. Après avoir mis l’accent sur ses objectifs sociaux et sur la recherche d’une croissance plus qualitative (segments à forte valeur ajoutée), la Chine pourrait désormais opérer un virage stratégique. Le ralentissement fut tel que les autorités du pays sont maintenant susceptibles d’agir. Monétaire, budgétaire et réglementaire : le champ d’intervention est large. Surtout, la marge de manœuvre (relative et absolue) est très importante si on la compare aux standards occidentaux. Ainsi, la dette publique n’atteint par exemple que 60% du PIB chinois… A suivre.

APRÈS LA SURRÉACTION… LA PRISE DE RECUL !

Il est peu de dire que l’apparition du variant « Omicron » aura fait souffler un vent d’inquiétude dans les salles de marchés… Deux semaines auront suffi à ramener davantage de sérénité dans l’esprit des intervenants. Bien sûr, les investisseurs continuent de scruter avec attention toute information propre aux caractéristiques du nouveau variant pour corroborer la fin de cette courte période d’aversion au risque… Des déclarations du conseiller de la Maison Blanche Anthony Fauci aux propos du responsable des urgences de l’OMS, les signaux rassurants se sont multipliés ces derniers jours. Il serait donc probable que le variant « Omicron » soit moins dangereux que le « Delta »… bien que plus transmissible. Toujours selon Michael Ryan, il n’y aurait aucune raison de douter que les vaccins actuels ne protègent plus contre les cas graves et les hospitalisations liés au variant « Omicron ». Rappelons tout de même que les études d’efficacité des vaccins restent en cours, et que les résultats devraient être connus dans les prochains jours. Le scénario du pire (plus contagieux, plus dangereux, vaccins inefficaces) n’est en tout cas plus du tout privilégié à ce stade… même par les plus pessimistes. Les investisseurs se montrent donc rassurés quant au risque d’une nouvelle vague de confinement et l’impact très lourd que celle-ci serait susceptible d’avoir sur l’activité économique.

LE POINT DE CONJONCTURE DE LA BANQUE DE FRANCE…

A la lecture du dernier rapport de la Banque de France, un constat s’impose : la croissance française, pourtant très sensible aux dépenses de services, résiste aux incertitudes sanitaires ! Dans son point du mois de décembre, l’institution ne révise finalement que légèrement à la baisse sa prévision de croissance, qui devrait donc être légèrement inférieur à +0,75% sur le quatrième trimestre par rapport au T3. La résilience de l’économie de l’Hexagone a pu donc surprendre les économistes les plus inquiets, tant la combinaison du contexte sanitaire et de la persistance de pressions inflationnistes avait pu faire craindre un constat plus dégradé. L’économie française aurait donc rattrapé son niveau d’avant-crise le trimestre dernier, et continuerait désormais d’accélérer. Ne versons pour autant pas dans l’angélisme, puisque certains vents contraires semblent persister. A l’instar de la dynamique qui prévaut dans le reste du monde, les entreprises continuent de remonter des difficultés de recrutement : celles-ci concerneraient même près de la moitié des sociétés ! Ces mêmes sociétés qui se plaignent également de la persistance des problèmes d’approvisionnement, notamment dans le bâtiment ou encore l’industrie. Nul doute qu’une accalmie sanitaire serait susceptible d’améliorer la confiance des agents économiques dans leur ensemble, tant la visibilité semble toujours faire défaut…